Rechercher sur le Site

GREVE DU 19 MARS !
Publié le 5 mars 2019 | snudi fo 68

Le sens des mots : petite leçon de vocabulaire !

La loi sur l’école de la confiance menée tambour battant par le ministre de l’éducation n’a rien de rassurant. Pourtant, si l’on s’en tient à la définition du mot confiance nous devrions être enthousiastes ! Alors pourquoi tant de défiance de notre part ? Si l’on regarde l’école sous le prisme économique alors oui, nous pouvons faire confiance à notre ministre.

Sa loi permet de réduire, sans en avoir l’air, le nombre de postes d’enseignants et de directeurs, du supprimer des écoles et des classes, notamment en milieu rural.

Elle permet la fusion du premier et du second degré et par conséquent acte la fin
des statuts particuliers qui régissaient le primaire et le secondaire.

Elle impose à tous les 1607 heures annuelles, rendant notre temps de service
et nos obligations envers l’administration exponentiels pour zéro euro de plus…

Elle nous « livre » à la mobilité non choisie en fonction de l’offre et de la
demande des nouvelles structures scolaires et nous impose l’adhésion aux projets
sous peine d’exclusion !

Et maintenant un projet de décret qui prépare le transfert des personnels aux régions.
Le 21 février, le ministère a présenté au comité technique ministériel un projet de décret qui met en œuvre, pour une période de 3 ans à compter du 1er janvier 2019, une expérimentation consistant à mettre à disposition des régions des agents, « sur la base du volontariat » (d’abord...)
(Annexe - Mise à disposition à la Région)
Le SNUDI FO n’a cessé de mettre en garde nos collègues.
Nous sommes bel et bien TOUS CONCERNES et c’est ENSEMBLE que nous pouvons nous soulever contre cette loi liberticide et régressive.
(Annexe - casse du statut)

Dévoilons le VRAI sens d’autres expressions !

Pour Monsieur Blanquer,

- "alléger les opérations du mouvement" :
c’est modifier en profondeur des règles d’affectation des PE « pour alléger des opérations qui prendraient trop de temps et de personnel » :

*l’AGS (ancienneté générale de service) reléguée au dernier plan.
*une seule saisie des vœux, des nominations d’office sur des circonscriptions
*la multiplication des postes à profil.
Les PE deviendraient de plus en plus « flexibles » !

- "embaucher" :
c’est prendre prétexte du manque de postes pour généraliser le recours systématique à des personnels contractuels.

- "plus de justice" :
c’est créer une journée de carence dans le service public dans un souci "d’équité" avec le privé...puis aligner le privé sur le public (toujours dans un souci d’équité !) en gommant la fréquente prise en charge de la journée de carence par l’employeur ; c’est bien la “justice” dans la régression !

- "l’école de la confiance" :
avec la suppression programmée des CHSCT (Comité d’hygiène et de sécurité) à l’heure des suppressions de postes, des restructurations, de l’inclusion scolaire systématique, de l’isolement des enseignants par PPCR, de la fragilisation des parcours professionnels par PPCR et par de nouvelles règles du mouvement, ce sont plutôt la défiance, le sentiment d’insécurité et l’écœurement qui s’étendent. Le gouvernement portera la responsabilité de tous les risques psycho-sociaux résultant de cette "école de la confiance" !

· A la lecture de la circulaire concernant les temps partiels, on ne peut que constater que c’est un véritable parcours du combattant qui est exigé ! L’administration pourra-t-elle dans un avenir proche, ne plus prendre en compte l’avis du médecin de prévention sauf cas médical grave et octroyer les temps partiels à la seule aune de sa "bienveillance" ?

- "la réorganisation administrative de l’école" :
- c’est la création des Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux en lieu et place des écoles primaires et des collèges
- c’est créer un statut de directeur supérieur hiérarchique avec pour objectif de réduire le nombre d’écoles de 45 000 à 18 000 !

- "l’égalité pour tous face à la retraite" et "la liberté de choix pour la retraite" :
c’est la porte ouverte à la capitalisation et à un système à deux vitesses, entre ceux, les plus modestes, majoritaires, qui tenteront de faire avec le minimum, et les autres qui pourront se constituer une épargne individuelle auprès des assureurs privés.

La liberté de choix n’en est pas une pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une carrière linéaire et qui devront, s’ils le peuvent, continuer à travailler pour prétendre à une retraite un tant soit peu décente.
C’est ce que veut réellement dire "permettre à chacun d’être libre" de fixer son départ en fonction du nombre de points en sa possession
(valeur du point variable et fixé par le gouvernement !)

- "PPCR = revalorisation des enseignants" :
c’est "grâce" au caractère définitif et intrinsèque des appréciations, bien souvent injustes et arbitraires, l’occasion de faire des enseignants des stagiaires à vie.

- "la transformation de la Fonction publique" :
c’est en fait la précarité en marche !

  • Les articles 9 et 12 du projet de loi remettent en cause l’égalité de traitement
    des fonctionnaires en retirant les avis pour les mutations et promotions des
    compétences des CAP.
  • Les CHSCT seraient supprimées.
  • Enfin, les articles 24, 25 et 26 engagent une gestion RH comme dans le privé. Rupture conventionnelle pour les contractuels mais aussi, à titre expérimental, pour les fonctionnaires : incitation au départ vers le privé, et enfin, privatisation de missions.
  • De plus, si la mission était privatisée, il y aurait un transfert d’office du fonctionnaire sous contrat de droit privé.

- "le dialogue social" :
c’est le déferlement de textes "non modifiables" lors des réunions de concertation. Avec d’autres organisations syndicales, FO, ne souhaitant pas cautionner un gouvernement qui n’entend aucune revendication, s’est retiré des dernières réunions, "mascarades" de dialogue social.

La coupe est plus que pleine : elle déborde !
L’heure est à la mobilisation de toutes et tous.

POUR :

Une augmentation générale et immédiate des salaires des agents de la Fonction
publique.

▪ Des mesures de rattrapage des pertes subies depuis des années.

▪ Un plan de titularisation.

▪ Des créations d’emplois statutaires partout où cela est nécessaire.

▪ L’abrogation du jour de carence.

▪ La revalorisation des pensions.

▪ Le maintien et l’amélioration de notre régime particulier de retraite et du code des pensions civiles et militaires ainsi que de la CNRACL.

▪ Le retrait du projet de loi au profit de mesure renforçant et rénovant le Statut général et permettant un meilleur fonctionnement des services publics.

Ci-joint l’appel de nos organisations CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES pour une journée de mobilisations le 19 mars (grève, manifestations, rassemblements).

(Annexe Mobilisation 19 mars)

cale




Documents Liés
Casse du statut
PDF - 205.6 ko
Mobilisation du 19 mars 2019
PDF - 97 ko
Grève : déclaration d’intention
Word - 30.5 ko
Ecole de la confiance : illustration
Word - 1.7 Mo
CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.1 [23954] habillé par le Snudi Fo