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Postes supprimés et réforme des statuts : notre responsabilité à TOUS est de dire NON !
Publié le 5 octobre 2018 | snudi fo 68

La mise en œuvre du PPCR (Parcours Professionnel Carrière et Rémunération) révèle chaque jour son dessein.

Le SNUDI FO a refusé d’apposer sa signature pour sa mise en place et pour cause !
D’un principe prônant l’individualisme et la méritocratie au nom de fallacieux critères, nous nous retrouvons tous confrontés à une gestion aléatoire de nos carrières.
Combien d’entre nous promouvables à la HC se sont vus « recalés » là où d’autres ont été promus alors qu’ils ne seraient pas encore passés avant PPCR ?
Combien d’entre nous s’émeuvent d’avoir une appréciation définitive qui va de « à consolider » à « excellent » ? Pour les premiers, gageons que leur motivation va définitivement disparaître, quant à ceux qui sont entre les deux, ont-ils encore l’espoir d’atteindre la HC ?
Après des années d’injonctions de plus en plus nombreuses, de changement de programmes lié au changement de gouvernance politique, de résultats en baisse chronique d’après PISA, ne faudrait-il pas se poser la question de la pertinence de toutes ces transformations ?
Oui, si le but recherché est la sauvegarde d’un modèle où l’école est porteuse d’espoir et vecteur d’une ascension sociale dans un contexte de service public de qualité.
Non, si le but inavoué est de fragiliser l’école publique pour mieux la « dépecer » afin de répondre à une gestion purement comptable ?

Avec 2 600 suppressions de postes dans le secondaire essentiellement, le primaire n’est pas épargné.
Pour faire face à ces suppressions, le ministre va embaucher 3 000 vacataires… Un vacataire n’a pas de statut donc ses droits sont réduits à peau de chagrin ! Un vacataire n’est pas un enseignant comme un autre, il est soumis à l’arbitraire le plus total !

L’arbitraire est le point commun entre le PPCR des fonctionnaires et l’emploi de vacataires. A terme, il remet en cause notre statut avec en 2022 ; une volonté de le réformer d’après les préconisations du « CAP (Comité d’Action Publique) 2022. »

Sous couvert de « responsabiliser » les établissements, le rapport préconise de mettre en place une évaluation de ceux-ci. Pour ce faire, plusieurs critères seraient utilisés :
-  les résultats des élèves,
-  mais aussi leurs conditions d’études et matérielles,
-  l’implication des personnels.
-  ces données seraient ensuite rendues publiques dans un élan de transparence.

Bien entendu, une telle démarche renforcerait de fait les hiérarchies entre écoles, collèges et lycées déjà très présentes et favoriserait la concurrence.

Le rapport recommande également de laisser toute latitude aux chefs d’établissement pour recruter leurs équipes pédagogiques, enseignants et postes à profil, qui requièrent des compétences précises. Le tout pour permettre aux chefs d’établissement de « pleinement jouer leur rôle de manager et d’accompagnement de leur équipe pédagogique ». Le jargon et les mœurs de l’entreprise appliqués à l’école en somme.
Cette vision de notre école à l’anglo-saxonne, dont on connaît l’inefficacité acte la fin de la représentation syndicale dans des instances devenues, par ricochet, obsolètes (CAPD, CTP, etc.) !

Sommes-nous prêts à ce changement majeur de valeurs républicaines ?
OUI : laissons faire !
NON : agissons en soutenant nos partenaires sociaux, en nous informant auprès d’eux (RIS, journées de formation, etc.) en allant massivement dans la rue le 9 octobre (cf. tract) !

“Nous aurons le destin que nous aurons mérité.”

Albert Einstein

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CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.1 [23954] habillé par le Snudi Fo