Rechercher sur le Site

FORCE OUVRIERE MOBILISEE
Publié le 24 mars 2020 | snudi fo 68

Interpellation du Ministre de l’Education, suspension du jour de carence, FO continue plus que jamais de défendre nos droits. (Cf. pièces- jointes)

GUERRE SANITAIRE VERSUS GUERRE ECONOMICO-IDEOLOGIQUE : QUOI QU’IL EN COÛTE… SELON QUI ON EST.

Dès sa première allocution, jeudi 12 mars, Emmanuel Macron avait déroulé une série de mesures essentiellement tournées vers les entreprises qu’il disait vouloir « protéger […] quoi qu’il en coûte ».

Mercredi 18 mars le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, affirmait que « la meilleure prime que l’on peut donner au personnel soignant, c’est de respecter les gestes barrières ».

************

Pour le moment, les soignants veulent des moyens efficaces et suffisants pour simplement exercer leur métier !
Cinq médecins viennent de décéder, au service de notre santé à tous…

Quant aux enseignants volontaires qui ont courageusement proposé de prendre en charge les enfants des personnels soignants, nul doute qu’eux aussi auront droit à la « prime » des gestes barrières de la population.

Le gouvernement, convaincu que « le télétravail pourvoira » et obnubilé par le culte de la croissance met en danger la politique du confinement et son efficacité. Plutôt que d’organiser le travail strictement nécessaire à la poursuite d’un confort de vie minimal pour la population, en sécurisant le travail des salariés concernés, le choix est aujourd’hui de continuer à faire tourner l’économie au lieu de prioriser la sécurité des personnes.

Muriel Pénicaud, la ministre du travail, a eu le mot de « défaitisme » pour qualifier les prescriptions du syndicat patronal du BTP visant à réduire le travail.

Mais la question devrait se poser : après cette immense crise sanitaire, comment pourra-t-on relancer l’économie dans un paysage salarial fragilisé voire dévasté, car n’ayant pas été suffisamment protégé ? C’est au moment crucial du redémarrage que « les bras » seront nécessaires …

On peut s’interroger quand ce qui manque (tests, masques, gel hydroalcoolique) nous est présenté comme non nécessaire voire inutile  ; lavez-vous les mains !...

Les femmes et les hommes peuvent donc continuer à travailler dans des Ephad, aux caisses des supermarchés ou dans certaines unités de fabrication, pendant la période d’incubation du virus, sans protection, alors même qu’ils sont déjà contagieux.

L’Éducation nationale n’est pas en reste ; le recteur de l’académie de Nantes, William Marois a écrit aux enseignants pour leur suggérer de se déplacer et de trouver des subterfuges, afin d’assurer la continuité pédagogique :

« Comme l’accès à une école ou à un établissement scolaire n’entre pas dans les justificatifs de déplacement, je suggère d’utiliser un commerce autorisé de proximité comme point de relais où les familles concernées pourraient retirer et rendre documents, devoirs et livres. »

Cette disposition qui augmente grandement les risques de contamination aussi bien pour les enseignants que pour les familles, est-elle la marque d’une forme d’idéologie hors-sol sur la continuité pédagogique ? la foi inébranlable en un enseignant « surhomme » imperméable au virus ? ou carrément de l’inconscience ?...

Or c’est bien le ministre de l’Education qui donne le ton et qui incite à contourner les règles !

Tout comme le Président de la République qui a mis le télétravail comme priorité lors du confinement, Monsieur Blanquer impose aux enseignants une vision purement technique de l’enseignement par ce biais !

De la technocratie pure souche !

Bon moyen de contrôler non pas l’efficacité d’un dispositif mais bien l’employabilité de son personnel !

Bon moyen également de priver les familles d’une nécessaire reconnexion sur l’essentiel face à une crise grave et anxiogène où la maladie voire la mort s’invite(nt) chez beaucoup !

Nous vivons pourtant un grand moment pour s’interroger sur le sens d’une société ou sur une société qui fait sens.

Plus que jamais, l’école doit rester émancipatrice en permettant à tous de s’élever en développant son sens critique !

Pour information : Voici les consignes du gouvernement belge confronté à la même situation de crise  !

Les leçons sont suspendues par arrêté de l’autorité fédérale. Les cours ne peuvent donc pas être dispensés. Des travaux à domicile peuvent néanmoins être prévus. Les modalités sont laissées à l’appréciation des équipes éducatives dans le respect des balises suivantes, dans un souci d’assurer une égalité devant les apprentissages :

- Les travaux ne peuvent en aucune manière porter sur des apprentissages qui n’ont pas été abordés préalablement en classe ; ils doivent s’inscrire dans une logique de remédiation- consolidation-dépassement ;
- Les travaux doivent être proportionnés dans le contenu et le temps à y consacrer, en tenant compte :
De l’absence d’accompagnement pédagogique des élèves, qui seront parfois seuls à la maison. Le travail doit donc pouvoir être réalisé en parfaite autonomie ;
- Dans l’enseignement secondaire, du fait que plusieurs enseignants sont susceptibles d’en distribuer ; une coordination entre eux serait donc idéale ; à défaut, il convient de prendre en considération cette réalité pour garantir le caractère proportionné des travaux ;
- Si l’enseignant recourt à des modalités d’apprentissage en ligne, il doit impérativement s’assurer que chaque élève du groupe-classe dispose du matériel et du soutien pour s’y consacrer dans des conditions optimales ;
- Il est recommandé autant que possible de mobiliser les moyens technologiques disponibles pour maintenir un lien social avec et entre les élèves autour des travaux proposés, pour autant que chacun puisse y participer ;
- Les travaux à domicile ne peuvent pas faire l’objet d’une évaluation sommative, mais bien d’une évaluation formative (sans notation).

https://desir.cfwb.be/home/presse--publications/publications/continuite-des-apprentissages-durant-la-suspension-des-cours.publicationfull.html

cale




Documents Liés
CRISE SANITAIRE COVID 19
PDF - 211.1 ko
LOI D’ETAT D’URGENCE SANITAIRE
PDF - 168.3 ko
COM CORONA VIRUS INTERSYNDICALE
PDF - 105.6 ko
fo fp COMMUNIQUE JOUR DE CARENCE
PDF - 171 ko
CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo