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Une crise gérée … MALGRÉ le gouvernement !
Publié le 7 avril 2020 | snudi fo 68

Le gouvernement rend hommage aux « héros en blouses blanches », se félicite que les Français applaudissent le personnel hospitalier de leur balcon, …
mais peut-on oublier  :

· que depuis 2003, plus de 100 000 lits d’hôpitaux ont été fermés dont 4 178 rien que pour cette année ?

· le mépris du gouvernement face à la grève des urgentistes qui revendiquaient plus de lits, plus de postes ?

· son refus d’organiser le dépistage des salariés, qu’ils soient hospitaliers, enseignants...?

· son incapacité à fournir le matériel indispensable dans les hôpitaux (respirateurs, masques de protection…) ?

La destruction des services publics, dénoncée par FO depuis des années, a malheureusement un coût, payé par les Français, payé de leur santé, payé de leur vie.

FO continue ses interventions :

· pour que les enseignants volontaires soient équipés d’une protection minimum (masques, gants, gel hydro alcoolique) … ce qui n’est toujours pas le cas dans toute la France !

Encore aujourd’hui, les autorités médicales disent que le masque n’est pas nécessaire à part pour le personnel soignant ; les gestes barrières suffisent !

Pour autant, les médecins de prévention qui ont une meilleure connaissance du terrain et des spécificités du métier (l’impossibilité de faire respecter aux jeunes enfants les distances de sécurité sanitaires par exemple) n’ont a priori pas été consultés sur ces questions.

· pour que cesse les pressions et le « flicage » des personnels dans le cadre de la continuité pédagogique (notamment par des tableaux de suivi)

Les collègues font ce qu’ils peuvent, avec leurs matériels personnels, et en gérant aussi leurs vies personnelles dans ce contexte particulier.

Concernant la direction d’école, le SNUDI-FO rappelle que :

● c’est aux autorités hiérarchiques (inspecteurs d’académie, IEN…) et non aux directeurs d’organiser l’accueil des enfants de soignants sur la base du volontariat ;

● les directeurs d’école sont avant tout des enseignants, professeurs des écoles ou instituteurs, et n’ont aucune obligation de se rendre à l’école s’ils ne sont pas volontaires ;

Par ailleurs, il est clair que ce gouvernement utilise l’épidémie pour remettre en cause les statuts et le droit du travail.
Ainsi, la loi « d’état d’urgence » habilite le gouvernement à déroger par ordonnances au Code du travail et au Statut général de la Fonction publique :
congés payés, temps de travail, repos sont dérèglementés.

Cette loi permet « à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne-temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis par le livre 1er de la troisième partie du code du travail, les conventions et accords collectifs ainsi que par le Statut général de la Fonction publique. »

Le ministre Blanquer a estimé qu’entre 5 et 8 % des élèves ont été perdus par leurs professeurs, qui ne peuvent pas les joindre depuis deux semaines.

À tel point que la FCPE de Paris a réclamé qu’il y ait moins de pression sur les parents, les enfants et les enseignants de la part du ministère, qui tient à ce que tout continue.

" Il faut cesser de tenir médiatiquement et dans les instructions transmises un discours de continuité pédagogique qui induit l’idée de progressions, d’assimilation de notions nouvelles."

C’est très frontalement que l’intersyndicale de l’enseignement, regroupant tous les syndicats enseignants et les parents de la FCPE, dénonce la communication ministérielle.

« …Des élèves ont des difficultés qui ne peuvent être dépassées que par un accompagnement spécifique et en présentiel sur du long terme, d’autres n’ont pas les conditions matérielles et enfin des familles sont plongées dans les plus grandes difficultés pour soutenir leurs enfants. »

Dans le même temps, le ministre évoque, pour les enseignants volontaires, des modules de rattrapages à distance en juillet et août et déjà lors des vacances de printemps !

On s’interroge ; les difficultés créées par l’enseignement à distance devront-elles être résolues par davantage d’enseignement à distance ?

Ainsi, pourrait-on assurer pendant les vacances la continuité pédagogique qu’on n’a pas réussi à mettre en place pendant la période scolaire ?

La gestion de cette crise dans l’éducation nationale est encore et avant tout une gestion de la communication.

Rappelons-nous le questionnaire-enseignants mis en ligne début mars 2020 ; à cette occasion, le Ministère de l’Education Nationale a inventé
une consultation de ses personnels enseignants …ouverte à tous.

Enseignants ou pas, tout le monde pouvait participer, une seule fois ou plusieurs ; encore une consultation factice…soucieuse de gargarismes auto-satisfaisant
sur fond de ciel étoilé de confiance médiatique !

Si la destruction des services publics éclate au grand jour à l’occasion de cette pandémie, FORCE OUVRIERE Fonction Publique reste entièrement mobilisée et vous propose en pièces-jointes ses actions :

· ORDONNANCES FP EXPOSE MOTIF DGAFP

· COURRIER au 1er ministre daté du 27 mars de l’Union interfédérale des agents de la Fonction Publique FO

· DÉFENSE du droit de grève et des libertés syndicales  ! Montreuil le 28 mars 2020

· COMMUNIQUE DE PRESSE du 31 mars sur la santé et la sécurité de toutes et tous avant tout !

· COURRIER INTERSYNDICAL au Ministre de l’Education Nationale en date du 1er avril

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CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo