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SPECIAL PPCR
Publié le 6 septembre 2021 | snudi fo 68

Alors que le dernier volet du protocole PPCR a été appliqué au 1er janvier 2020, chaque professeur des écoles appréciera ce qu’il a gagné pendant ces 5 années de « pseudo ­revalorisation ».
Ainsi, au 1er janvier 2020, la grille indiciaire a été modifiée mais les quelques points d’indice donnés contre de profondes modifications de notre statut sont loin de compenser le gel du point d’indice depuis 2010, l’augmentation de la CSG de 1,7 % (dont la compensation reste inacceptable et qui lèse tous les fonctionnaires), l’augmentation de la retenue pour pension civile de 2010 à 2020, la réinstauration du jour de carence... alors que le pouvoir d’achat ne cesse de s’effondrer.

Précisons que PPCR a ouvert la voie à la nouvelle Loi de Transformation de la Fonction publique introduisant l’individualisation des droits des collègues, notamment en termes d’évaluation très subjective et de recours, ce qui a commencé à vider les CAPD promotions de leurs prérogatives, CAPD aujourd’hui totalement dessaisies du mouvement, des promotions, de la formation...
FO a eu raison de ne pas signer PPCR qui entérinait le gel du point d’indice en 2017 et reste cohérent en combattant la Loi Dussopt de la Transformation de la Fonction publique.

PPCR : un énorme coup porté à notre statut

Le décret du 7 mai 2017 met en cause nombre de nos garanties statutaires.
►Il instaure le règne du « mérite individuel » et de l’arbitraire.
►Il instaure un 3ème grade, la classe exceptionnelle réservée à une infime minorité.
►Il modifie les grilles d’avancement de la classe normale et de la hors classe, ainsi que les modalités des promotions d’échelon et de grade.
►Il définit les règles de reclassement dans les nouvelles grilles indiciaires.
►Il supprime la note d’inspection et définit un nouveau mode d’évaluation
professionnelle qui comporte maintenant deux modalités :
l’accompagnement et les rendez-vous de carrière ; les deux étant indissociables l’une de l’autre.
►Les professeurs des écoles ne seront plus inspectés que trois fois, lors de leurs rendez-vous de carrière inscrits dans le nouveau décret, mais l’IEN pourra déclencher un « accompagnement » à tout moment et pour une durée indéterminée, donnant lieu à de nombreuses visites en classe (qui pourront être effectuées par l’IEN, le CPC, voire des maîtres formateurs...).
Ainsi, dans le nouveau dispositif de formation, le ministre impose l’accompagnement de tous les enseignants dans le cadre de « constellations » de 6 à 8 collègues qui devront observer les séances dans les classes de chacun des membres puis discuter des éléments observés... tout cela suivi par un conseiller pédagogique et pouvant découler sur des jours de formation sur le temps de vacances.
Des évaluations d’écoles sont désormais également imposées sur la base de l’accompagnement obligatoire PPCR.

Des pertes financières pour tous les enseignants

Le gouvernement précédent avait tenté de faire accepter le protocole PPCR en programmant une maigre revalorisation indiciaire au 1er janvier 2017, et en annonçant deux autres augmentations en 2018 et 2019 (avec report en 2020 pour la dernière partie sur décision du gouvernement Macron­Philippe).
Ces revalorisations étaient d’ailleurs toutes relatives puisqu’elles correspondaient en grande partie à un transfert de l’ISAE dans le traitement...
À la fin de l’application du protocole PPCR, il s’agit bien d’une baisse des rémunérations sans précédent pour les enseignants et les fonctionnaires et de profondes dégradations des droits des personnels !

Le Grenelle du ministre : prolongement du PPCR !

Le ministre Blanquer a convoqué un « Grenelle des professeurs » pour discuter d’une revalorisation des rémunérations. Cette proposition est apparue en pleine mobilisation contre la réforme de retraites de 2019, qui a certes été pour le moment suspendue mais qui reste inscrite au calendrier ministériel. Le ministre avait en effet précisé que cette « revalorisation » serait liée à une transformation profonde du système éducatif et des carrières. Le ministre décide d’accélérer le démantèlement du statut en s’appuyant notamment sur les décrets PPCR.
Qui pourrait encore accepter une pseudo ­revalorisation contre un éclatement de notre statut ?
Le SNUDI­FO avec la FNEC FP­FO revendique 183 euros d’augmentation indiciaire pour tous dès maintenant sans contrepartie et l’ouverture immédiate de négociations en vue d’un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000.
Le SNUDI­ FO, à travers ce document, propose à tous les personnels découvrir les conséquences de PPCR.
Le SNUDI­FO revendique l’abrogation du décret du 5 mai 2017 et l’abandon de PPCR ainsi que l’abrogation de la loi de Transformation de la Fonction publique du 6 août 2019
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Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


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