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POURQUOI LE 1ER MAI ?
Publié le 4 mai 2021 | snudi fo 68

Un rappel qui n’est pas anodin :

Le 1er mai n’est ni de près ni de loin une « fête du travail », (dans le sens de « la fête au travail ! ») appellation inventée par le maréchal Pétain, mais bien la journée internationale des travailleurs et de leurs revendications !

Le 1er mai tire ses origines dans l’histoire du monde ouvrier.

• Le point de départ est le samedi 1er mai 1886. Ce jour-là, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains. Une grève paralyse de nombreuses usines. La date du 1er mai n’est pas choisie au hasard : il s’agit du “moving day”, le jour où traditionnellement, les entreprises américaines réalisent les calculs de leur année comptable. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d’une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S’en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.
En France, dès la première manifestation du 1er mai, en 1890, un insigne à la boutonnière permettait aux participants de se faire remarquer dans les rues parisiennes. C’était un petit triangle rouge, symbole de la division harmonieuse de la journée en « trois huit » - travail, sommeil, loisir -, revendication initiale des travailleurs.
Ce jour-là, selon certains historiens, une jeune femme portant une églantine est tuée. Cette fleur devint le symbole du 1er mai.
Avec Vichy, ce premier mai devient “Fête du Travail et de la Concorde sociale”. Une appellation qui souligne la volonté de Pétain d’unir patrons et ouvriers selon un esprit corporatiste et de mettre fin à la lutte des classes. Le muguet, ancien symbole de renouveau printanier et de pureté remplacera la rouge églantine (trop « sanglante ») !

Aujourd’hui, le glissement continue de s’opérer vers un gommage du sens et de la déclinaison de cette journée, notamment dans les médias  : « encore des manifestations…union…désunion…plus de monde que…moins de monde que…peu d’incidents…encore des incidents etc. » tout en se focalisant davantage sur les ventes des fleuristes et la météo des cueillettes !

Peut-être est-ce à cause de cette confusion et de cette forme d’« amnésie » que les travailleurs étaient si peu nombreux dans les cortèges du Haut-Rhin ? 150 à Colmar, 500 à Mulhouse !

 Un travailleur quel qu’il soit doit être le premier garant du respect qu’on lui doit que son employeur soit l’Etat ou un patron.
 Un travailleur doit accepter les autres travailleurs dans leur singularité et les rejoindre dans la force qu’ils représentent ensemble pour défendre leurs droits.
 Un travailleur ne doit pas avoir peur d’un autre travailleur au prétexte qu’il n’est pas de son « milieu ».

Privé, public le combat est le même mais pris séparément il est perdu d’avance !

A l’heure où le code du travail est savamment détruit dans le privé, où le management s’installe dans le public avec des règles de plus en plus aléatoires et opaques, soyons unis pour défendre nos conditions de travail, la qualité et le sens que nous sommes en droit d’attendre de notre vie professionnelle.

Le 1er Mai c’est aussi un moment de partage où en famille on apprend le sens du COLLECTIF !

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Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo