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LE PRESIDENT VEUT DYNAMITER LES STATUTS ET L’ECOLE PUBLIQUE !
Publié le 2 mai 2022 | snudi fo 68

Comment ?

1 – par une volonté de généraliser l’expérimentation marseillaise

Dans la droite ligne de la loi Rilhac qui fait du directeur d’école un supérieur hiérarchique, E. Macron souhaite que les directeurs aient la possibilité de choisir leur équipe et de « récuser des profils. »
Les enseignants seraient donc recrutés localement sur la base de « projets éducatifs » spécifiques en fonction des groupes de pression divers présents dans les quartiers, et au détriment de l’égalité des droits des élèves à une même instruction garantie par des personnels protégés par leur statut de fonctionnaires d’Etat. « On a des leviers, des crédits et on donne la liberté aux acteurs locaux. Nos élus y joueront un rôle » ajoute le président Macron.
Il s’agit bien de généraliser, comme annoncé, les écoles-laboratoires marseillaises, et d’aggraver toutes les mesures de territorialisation prises par les gouvernements successifs, contre lesquelles les personnels résistent toujours et qui se traduisent encore par des suppressions de classes et de postes.

Sur cette expérimentation, un bilan est-il prévu sollicitant l’avis de tous les enseignants concernés et en tenant compte ?
Les cabinets de conseils privés type McKinsey seront-ils les décideurs ?

2 – par la contractualisation, pour préparer la privatisation de l’école

La fin des concours ouvrirait la voie au recrutement local, dans la logique de l’expérimentation marseillaise et des propositions du « Grenelle » du ministre Blanquer.
La destruction du cadre national de l’école a constitué un premier front pour E. Macron et ses prédécesseurs. Les réformes du baccalauréat et du lycée, la réforme du collège et les projets éducatifs de territoire ont renforcé l’autonomie des établissements, les plaçant en concurrence directe avec le privé.
Supprimer les concours signifierait la fin du recrutement statutaire.
La fin des statuts nationaux, qui garantissent l’indépendance des personnels, signifierait la fin de l’école publique et laïque.
E. Macron envisage d’ailleurs de fusionner l’Éducation Nationale avec le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la culture, où les logiques de territorialisation, de désengagement de l’État et, finalement, de privatisation ont également été engagées depuis des années. Après la fusion avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est l’existence même de tous les statuts particuliers qui est en jeu.

L’opacité, le clientélisme, l’arbitraire et la privatisation se généralisent, réagissons et agissons !

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Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo