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Fonction publique : Le gouvernement annonce une réforme de fond ou plutôt une lame de fond….
Publié le 18 juin 2018 | snudi fo 68

• Recrutement de contractuels

« Elargissement du recours au contrat, avec comme ambition d’adapter les recrutements aux besoins, d’assouplir les contraintes qui pèsent sur les employeurs publics dans leurs choix de recrutement et de favoriser les mobilités entre secteurs public et privé ». Ainsi les ministères vont recruter davantage de contractuels et moins de fonctionnaires notamment par l’intermédiaire des chefs d’établissement.

• Rémunération au mérite

Le gouvernement confirme « la refonte de la rémunération des agents publics, avec une remise à plat complète des modalités de rémunération des agents publics et la généralisation de la rémunération au mérite au niveau collectif et individuel ».

• Paritarisme ; quand on « allège » pour se débarrasser des syndicats

Sous le prétexte d’instances trop chronophages, trop complexes, trop nombreuses, trop enchevêtrées, le gouvernement confirme son intention d’en finir avec les commissions paritaires avec la « création d’une instance issue des instances existantes (comités techniques et comité d’hygiène CHSCT, de sécurité et des conditions de travail) et allègement des commissions administratives paritaires afin d’accélérer les procédures d’affectation des agents ».
Il sera laissé plus de souplesse aux DRH (processus déjà engagé avec la multiplication des postes à profil) : les chefs de service décideraient qui serait muté ou promu et l’agent mécontent pourrait saisir la CAP comme une instance de recours. Le paritarisme serait supprimé sauf pour les commissions disciplinaires. Pire, dans le recours aux sanctions, le pouvoir de la hiérarchie serait accentué.

• Méthode gouvernementale pour transformer la fonction publique :

-  Réduire le dialogue social en le rendant inaudible : diviser pour mieux régner ! (bataille de l’opinion : les nantis (les fonctionnaires) contre les salariés du privé ; les grévistes contre ceux qui subissent les grèves,… !

- Montrer de façon négative les actions de mobilisations en ne traitant pas le pourquoi de ces actions !

- Aller vite sans laisser le temps aux parlementaires d’étudier qualitativement les textes qui se succèdent à une allure effrénée ; le vote d’adhésion devient la règle !

- Prôner l’individualisme contre le collectif pour donner à chacun l’illusion d’être maître de son destin !

• Conséquences concrètes d’une telle gouvernance :

- Augmentation de la souffrance au travail ;
- Précarisation !
- Isolement de tous les individus : santé, éducation à deux vitesses, services payants, etc.

Au final le gouvernement fragilise les agents, les isole face à leur hiérarchie, individualise les carrières, affaiblit le Statut général des fonctionnaires et les garanties collectives sur les déroulements de carrière.

Le SNUDI FO s’oppose à la destruction du paritarisme et à la fragilisation des agents ; ce serait la destruction de dizaines d’années de conquête sociale et de protection collective.

• Ci-joint le communiqué de presse : Refonder le contrat social SANS les agents publics !
• Ci-joint le communiqué de presse : CHSCT

Derrière les belles annonces, le détricotage du modèle social français

Le chef de l’Etat annonce « une conquête sociale » : « zéro reste à charges » sur un panier de produits et de soins dentaires, ophtalmo et audition ; parallèlement il ne doute pas que grâce à une « saine concurrence », il n’y aura « pas d’augmentation spécifique » des tarifs des mutuelles.
Mais n’oublions pas que ce discours qui s’affiche confiant est bien ancré dans les ordonnances réformant le code du travail, dans l’effritement du compte pénibilité, et dans le naufrage des médecines du travail et scolaire.
Pour rappel, les cotisations des mutuelles ont augmenté de 47 % en 11 ans, à mesure qu’elles prenaient une place de plus en plus grande dans le financement des soins de chaque Français.
Pourquoi cette tendance devrait-elle s’inverser ?

cale




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Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo