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CLASSE EXCEPTIONNELLE : des modifications…
Publié le 2 mars 2022 | snudi fo 68

Le ministère a présenté au comité technique ministériel (CTM) du 26 janvier son projet de décret relatif à la classe exceptionnelle.
La FNEC FP-FO a rappelé son opposition constante à l’évaluation PPCR dont celle dénonce l’arbitraire à tous les niveaux et son refus des « accompagnements » PPCR qui se multiplient.
Passage de l’accès fonctionnel de 80 à 70 %
Jusqu’à présent, lors des opérations de promotions à la classe exceptionnelle, 80 % des collègues étaient promus par accès fonctionnel (8 années d’exercice sur des missions particulières) et 20 % l’étaient à l’ancienneté (aux échelons 6 ou 7 de la hors-classe).
La répartition sera désormais de 70 % - 30 %.

Le ministère confirme ainsi que ce critère discriminant, qui écarte des promotions des personnels qui n’occuperaient pas les fonctions les plus « méritantes », pose problème.

Raccourcissement de la durée de service de 8 ans à 6 ans pour l’accès fonctionnel

Désormais 6 années sur les missions particulières seront exigées et non plus 8, entraînant une masse plus importante de promouvables et donc une possibilité de sélection accrue par la hiérarchie.

Rappelons qu’à partir de 2023, le nombre de collègues à la classe exceptionnelle sera plafonné à 10 % du corps.

Après l’évaluation PPCR, le nombre de personnels partant à la retraite après une carrière complète au grade et à l’échelon terminal de leur corps devient très minoritaire, ce que nous contestons.

La FNEC FP FO a rappelé sa revendication constante d’abrogation de cette évaluation PPCR arbitraire et son exigence de promotions basées majoritairement sur l’ancienneté où chaque agent qui aurait effectué une carrière complète pourrait partir à la retraite à l’échelon terminal de son corps.

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Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo