Rechercher sur le Site

AESH : grève du 19 octobre.
Publié le 11 octobre 2021 | snudi fo 68

Les PIAL ont des conséquences terribles pour les AESH, les enseignants et les élèves

Depuis la rentrée scolaire, avec la généralisation des PIAL, les conditions de travail des AESH, mais aussi des enseignants, continuent de se dégrader : mutations arbitraires, non remplacement des AESH démissionnaires, retraités ou en arrêt maladie, délais insupportables de traitement des dossiers MDA, diminution du nombre d’heures d’accompagnement des élèves notifiés, refus de l’administration de créer les postes d’AESH nécessaires pour améliorer les conditions d’accueil des élèves, dislocation des établissements médico-sociaux intégrés en équipes mobiles dans les PIAL …

Le salaire des AESH est scandaleux. Ils vivent sous le seuil de pauvreté. Ils doivent avoir un vrai statut avec un vrai salaire !

Voici quelques témoignages recueillis dans les réunions d’information syndicale au sein des départements :

« – Régulièrement, je suis contrainte d’aller aux restos du cœur, je n’arrive pas à boucler les fins de mois. Quatre ans que je fais ce métier, nous n’avons aucune reconnaissance !
– Hier soir, j’ai eu un appel téléphonique. On me demande de changer de prise en charge les après-midis. Dès aujourd’hui, je dois changer d’école. Que vont devenir les élèves que je prenais en charge ? Quand est-ce que je vais avoir le temps de manger puisque je dois prendre un bus vers la nouvelle école l’après-midi à l’autre bout de la ville ? Et je dois obéir comme cela, par un simple appel téléphonique un soir ?
– L’année dernière, j’accompagnais trois enfants dans la même école, cette année, j’en ai 6 dans trois écoles différentes. On court partout. Ce n’est plus du suivi que l’on fait, c’est du saupoudrage. J’aimais ce métier, mais vu le salaire et la dégradation des conditions de travail, je pense démissionner !
– Le ministre a parlé d’augmentation salariale pour les AESH. J’ai regardé pour moi ce que cela ferait ! 30 euros par mois en plus. On se moque de nous là. Je serai en grève et manifestation le 19 octobre !
– Dans ma circonscription, aucune des AESH n’a de masque fourni par l’employeur. On a beau demander, rien ! Avec le SNUDI-FO, nous allons demander des comptes au DASEN. J’ai bien l’intention d’aller au ministère le 19 octobre. On doit se battre, on doit être entendu. »

C’est insupportable !

  • Mais … qui est responsable de cette situation ?
  • Qui a mis en place les PIAL avec sa loi pour « une école de la confiance » ?
  • Qui refuse un vrai statut de fonctionnaire pour les AESH ?
  • Qui maintient les AESH sous le seuil de pauvreté ?

C’est le ministre Blanquer !

C’est donc chez lui qu’il faut manifester mardi 19 octobre, dans le cadre de la journée de grève décidée par les organisations syndicales FNEC FP-FO, FSU, CGT Educ’action, SUD Education, SNALC et SNCL-FAEN ! C’est vers lui qu’il faut faire converger notre colère et nos revendications !

Allons arracher les revendications à Paris !

Et cette manifestation se prépare. La convention nationale des AESH, de nouveau réunie le 6 octobre, a recensé des centaines de premiers inscrits, venant de toute la France, dans les trains, dans les bus, pour monter à Paris : des AESH, mais aussi des enseignants et des parents d’élèves qui ne supportent plus le sort réservé à leurs enfants !
Lors de cette convention, la FCPE nationale a d’ailleurs indiqué soutenir sans réserve la manifestation à Paris du 19 octobre et relaiera cette initiative partout afin d’alerter les parents et les faire venir nombreux à Paris.

AESH, enseignants, parents : tous concernés !
Un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH !
Abandon des PIAL !

cale




Documents Liés
COMMUNIQUE SNUDI FO AESH MANIFESTATION A PARIS
PDF - 1 Mo
Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Carte scolaire 2021 : préparer la rentrée de septembre

Le ministère annonce 2489 créations de postes dans le 1er degré. Ces créations sont à relativiser au regard de la suppression de 1800 postes dans le 2nd degré. Il s’agit bien pour le ministre Blanquer de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Comment combler le manque de RASED, le manque de remplaçants, le manque de décharge de direction, le manque d’enseignants référents ?
Comment assurer le maintien des conditions acceptables d’enseignement dans des classes à moins de 25 élèves ?
Comment prévoir les ouvertures nécessaires et maintenir les écoles rurales ouvertes ?
Comment rattraper des années d’austérité ?

D’autre part, rappelons qu’à la rentrée 2021 :

– 600 postes seront consacrés à une amélioration (d’ailleurs insignifiante) des quotités de décharge de directeurs ;
– 900 postes seront consacrés à assurer les journées de décharge des directeurs d’écoles de 1 à 3 classes, qui dans de nombreux départements, n’existent que sur le papier

Rappelons que l’enveloppe ministérielle doit aussi permettre de dédoubler les classes de grande section en REP+.

Que restera-t-il pour faire baisser les effectifs dans toutes les classes de manière significative, pour assurer le remplacement des personnels en congés, pour renforcer les postes d’enseignants spécialisés au moment où l’inclusion scolaire systématique et à marche forcée continue ses ravages ?

Rappelons que depuis 3 ans, le ministre supprime des places au concours de recrutement de professeurs des écoles. Plus de postes donc, mais moins d’enseignants fonctionnaires…

(voir en pj les mesures du CTM et la déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CTMEN du 16 décembre 2020)


CTSD du 5 juin

Lors du CTSD du 5 juin, le SNUDI FO68 a pris la parole pour vous.
Voir en pièce-jointe la déclaration liminaire.


SPIP 3.2.7 [24473] habillé par le Snudi Fo